ARCHITECTURE

 

Il faut toujours détruire avant de construire. L’intervention architecturale dans un environnement donné implique la transformation, et donc la destruction d’une partie de cet environnement.

D’où l’importance d’analyser, de décrire, de saisir l’esprit du lieu. De recenser ses qualités, d’échanger avec ses occupants, de chercher la beauté qui s’y cache lorsqu’elle ne se montre pas au premier coup d’oeil.

Cette démarche de respect de l’existant se fonde sur une discussion critique avec le lieu et ses occupants. Ni naïve, ni timide, elle prend également en compte les besoins des usagers présents et futurs, et la rationalité des méthodes de construction.

La volonté de satisfaire des exigences très différentes, voire contradictoires, amène parfois à un discours architectural radical, une esthétique forte et économe de moyens, un cadre-manifeste. Le nouvel ensemble se positionne clairement dans son environnement et, par l’inclusion de surfaces communes ou de services, s’intègre au quartier, à la ville, à la région. Sa structure offre une grande flexibilité qui facilite son appropriation et permet aux usagers d’être acteurs de leur cadre de vie.

Loin d’imposer une contrainte, ce cadre permet aux récits de se tisser, aux souvenirs de se former. Le nouvel espace devient alors véritablement un lieu, ancré dans l’esprit de ses habitants et dans un territoire.

Telle est l’ambition d’une architecture à la fois sensible, forte et démocratique.